16.11.2007

À La Roche, les étourneaux chassés par un concert de casseroles

Avec quelques amis, j'étais ces derniers soirs dans les rues de La Roche pour participer au plan "Etourneaux" (rien à voir avec le plan Epervier !)

Les étourneaux ont été chassés des arbres hier soir, sur les boulevards du Pentagone à La Roche. :Photo Cédric Blondeel
Des dizaines de Yonnais, casseroles à la main, ont participé hier soir à la campagne d'effarouchement. Une quinzaine de fusées crépitantes ont été également tirées.

Pan ! À 20 heures précises, à l'intersection du boulevard Aristide-Briand et du boulevard d'Angleterre, un premier pétard tiré d'un pistolet, a résonné dans la nuit noire. Une salve aussitôt suivie de plusieurs autres, tout autour du Pentagone. Hier soir, sous une fine pluie, la mairie de La Roche-sur-Yon a lancé, pour la neuvième année (!!!), sa campagne d'effarouchement, afin de chasser les étourneaux de la ville. Une trentaine d'agents municipaux ont été mobilisés pour l'opération. Ils ont été aidés dans cette tâche par la population, invitée à faire le maximum de bruit.

Hélène, une habitante du quartier Sacré-Coeur, est venue avec ses deux filles, Sophie et Laura : « Le bruit, les déjections... C'est désagréable ! », rigolent-elles. Dans leurs mains, des couvercles en métal, des ustensiles de cuisine. Quelques mètres plus loin, Anne et ses deux petits-enfants, Perrine et Romain, arpentent les boulevards à la recherche des oiseaux maudits : « Mais où est-ce qu'ils sont · ». Anne, qui vit pourtant dans un quartier peu touché par les nuisances, se sent concernée : « Ce sont des plaies. Hier, j'étais en ville. Les étourneaux se posent partout, et font leurs besoins sur les voitures... ».

Arsenal sonore

Au total, une quinzaine de fusées « crépitantes, sifflantes et détonantes », ont été tirées, explique Gaëlle Trévien-Boussard, technicienne à la direction environnementale de la Ville. Même le maire, Pierre Regnault, s'y est mis : « Elle était bien tirée celle-là, hein ? ». Les pétards, toutefois, ne représentaient qu'une partie de l'arsenal sonore mis en place. Outre les casseroles des habitants, deux effaroucheurs acoustiques « portables », ont sillonné les rues. Plus impressionnant encore, « une souffleuse verticale », sorte de turbine mobile, a soufflé dans les feuilles des arbres pour perturber les étourneaux.

Un échec cependant : un nouvel appareil d'effarouchement acoustique, testé pour la première fois hier soir et destiné à être installé en permanence dans les arbres, n'a pas eu les effets escomptés. « Pas assez puissant », fait remarquer Gaëlle Trévien-Boussard. « Mais il faut varier les types d'appareils acoustiques », nuance-t-elle. Car les étourneaux, ne trouvant pas « d'autres dortoirs aussi intéressants, même en campagne, s'adaptent très vite ».

Nouvelle opération aujourd'hui

Aujourd'hui, dès 7h du matin, l'opération d'effarouchement reprend. Rebelote à 17h, sur la place Napoléon et les boulevards.

Christian Meas
Presse-Océan

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