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03.04.2008

Législatives : le sud-Vendée appelé aux urnes

Deux mois jour pour jour après la destitution de leur député Joël Sarlot pour invalidation de ses comptes de campagne, les électeurs de la 5e circonscription de Vendée devront revoter dimanche pour le premier tour des législatives partielles. Cinq candidats, de la gauche unie anti-libérale au Front national, sollicitent leurs suffrages.

A peine sortis des municipales et cantonales, un peu moins de 80 000 inscrits n'ont pas pour autant remisé leur carte d'électeur. Ce dimanche 6 avril, et le dimanche suivant si cela s'avère nécessaire, ils devront trouver un successeur à Joël Sarlot. Élu au soir du 10 juin 2007 pour un 4e mandat consécutif, le député de la 5e circonscription de Vendée s'est depuis fait « épingler » par le conseil constitutionnel et a été « démissionné d'office » en raison d'une invalidation de ses comptes de campagne (notre édition du 9 février).

Occultée en partie par le double scrutin cantonal et municipal, la campagne pour ces législatives partielles a cependant démarré depuis quelques semaines.

Le « favori » de Joël Sarlot

Premier candidat à s'être officiellement déclaré : Dominique Souchet.

De sensibilité villiériste, il a conforté il y a quelques jours son fauteuil de conseiller général dans le canton de Luçon ; il est soutenu par le député déchu Joël Sarlot.

Ce dernier copréside avec Claude Ouvrard (conseiller général du canton de La Châtaigneraie) son comité de soutien.

Face à celui qui apparaît aujourd'hui comme le favori de ce scrutin, le Parti socialiste a pour sa part longtemps laissé murmurer dans ses couloirs le nom de Jacques Auxiette comme un probable adversaire à la « mesure » de l'événement. Le président du Conseil régional des Pays de la Loire n'a d'ailleurs jamais caché cette éventualité en l'alimentant par des « possible » ou encore des « peut-être » lors de ses différents déplacements.

Mais, à chaque fois, en précisant qu'il ne s'exprimerait qu'après les municipales et cantonales « pour ne pas polluer les campagnes ».

Oui mais non...

Au regard des résultats de la droite dans le sud-Vendée, et notamment de Dominique Souchet qui regagne son siège à l'assemblée départementale dès le 1er tour avec une confortable avance (61,47 %), l'homme se sera « vraisemblablement » ravisé en passant du « sûrement que oui » au « finalement que non ». Envoyant alors Daniel David, maire de Benet, un candidat moins connu mais au moins plus ancré dans le paysage sud vendéen, pour défendre les couleurs de la Rose.

MoDem, Gauche unieanti-libérale, Front national...

Le Mouvement démocrate avait pour sa part misé en juin dernier sur Thierry Hardouin lequel avait obtenu 5,93 % des suffrages. Cette fois, le MoDem a fait confiance à Sandra Cappi pour que l'orange fasse moins pâle figure. Celle qui fût assistante de Joël Sarlot de 1998 à 2002 ne cache pas son inexpérience en matière de présentation aux élections. Elle ne cache pas non plus vouloir mieux faire « le travail de parlementaire » que l'ex-député « n'a pas fait ».

Jean-Marie Dieulangard portera pour sa part la flamme du Front national. Une flamme qui avait perdu de sa lueur entre 2002 et 2007 en passant de 5,55 % à 2,28 % des voix. Mais le secrétaire départemental du FN se dit confiant après le résultat obtenu par Thérèse Gaborit dans le canton de Luçon.

Quant à Philippe Terroire, déjà candidat il y a dix mois dans cette même circonscription, il représentera une nouvelle fois la gauche unie anti-libérale en espérant aussi faire mieux que les 2,89 % alors obtenus.

Reste l'inconnue des urnes : l'abstention. Après une longue campagne côte à côte des municipales et cantonales, les électeurs du sud-Vendée risquent d'être un peu à bout de souffle civique. Réponse dimanche.

C. Blondeel
Presse-Océan
03 avril 2008

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