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15.05.2008

Le paradoxe des chiffres

Tout va très mal madame la marquise ?

En lisant les manchettes des grands titres on pourrait être tenté de succomber à la Loreleï médiatique.

Un JDD par ci, un Marianne par là : les sondages sur la popularité du Président ne cessent de dégringoler pour atteindre un maigrichon 40%. De là à dire que ces derniers ne constituent plus que le dernier carré de l'opposition...

"Gross Catastrophe ?"

Pas tellement en fait. Les indicateurs traduisent principalement une rejet de la personnalité du Président, comme le note Jean-Luc Parodi, directeur de recherche au Cevipof et consultant à l'Ifop.

"Vie privée", "vacances luxueuses", "augmentation indécente de son salaire alors qu'il demande aux autres de serrer la ceinture" les principaux griefs ne sont (heureusement ?) pas politiques.

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Certes, l'absence de lisbilité -voir de cohérence- d'un certain nombre de réformes s'ajoute au désordre général, mais de façon plus marginale.

Le plus inquiétant reste peut être que le gouvernement arrive à s'attirer, c'est le comble, les foudres de sa propre majorité comme avec le cafouillage sur la carte famile nombreuse. Comment éviter alors le relâchement dans les rangs parlementaires, qui se traduit par le dernier couac sur les OGM (heureusement salutaire pour notre agriculture !).

L'indicateur ? Et bien par exemple la côte de popularité du Premier Ministre, qui redevient un fusible après le flottement hyperprésidentiel des premiers mois. Oscillant aux alentours de 55% de bonnes intentions, le Premier Ministre est jugé sur son style plus discret mais également sur les bons résultat des réforme.

Et puis zut ! Restons "groupir" car on ne gouverne pas sur 5 ans à coup de sondages ! 

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