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06.05.2008
Raz de marée européen
Coup sur coup.
Le retour de Silvio Berlusconi aux manettes italiennes (appuyé par la Ligue du Nord) il y a deux semaines et l'élection triomphale du jeune "clown" conservateur Boris Johnson à la mairie de Londres dimanche, et la probable victoire des Tories aux législatives, marquent-elles le réveil des droites européennes ?

Mais la choses n'est pas si sure... Preuve en est par exemple l'échec aux municipales en France, ou encore la réélection brillante du premier ministre espagnol José Luis Zappatero. A la nuance près que outre-Pyrénnés comme outre-Manche, les gouvernements de gauche n'ont pas eu peur de surprendre, voir révolutionner. Ainsi José Luis Zappatero vient-il d'annoncer la suppression de l'ISF espagnol !

A méditer pour Paris 2014 ?
17:57 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : italie, angleterre, berlusconi, elections, actualité, politique, europe






Commentaires
A lire dans le Monde du 03.05.08 (cf lien ci dessus) un article de
Dominique Reynié, professeur à Sciences Po Paris, avec comme titre : "Une droitisation à l'échelle de l'Europe"
Ecrit par : G2C | 08.05.2008
Dominique Reynié, professeur à Sciences Po Paris
"Une droitisation à l'échelle de l'Europe"
LE MONDE | 03.05.08 | 15h17 • Mis à jour le 05.05.08 | 08h40
Décelez-vous dans les récents résultats électoraux en Grande-Bretagne ou en Italie des caractéristiques communes?
Je reconnais un mouvement de droitisation, non seulement à Rome ou à Londres, mais qu'on observe à l'échelle de l'Europe. Cela traduit un glissement à droite spectaculaire de l'électorat européen.
Depuis 2007, on a eu dix élections générales : France, Estonie, Finlande, Pologne, Belgique, Danemark, Grèce, Irlande, Espagne, Italie. Partout où la droite était au pouvoir, elle y reste. En Italie, elle prend le pouvoir. Le seul contre-exemple, c'est l'Espagne, où la gauche reste au pouvoir.
Dans certains pays où il y avait une gauche importante, comme la Finlande, la Belgique ou, même, la Grèce, les partis sociaux-démocrates ou socialistes enregistrent des défaites particulièrement importantes.
C'est ce climat que l'on retrouve dans l'élection romaine ou dans l'élection londonienne. Cela confirme ce qu'on observe depuis 1996 en Europe, avec une tendance à la généralisation et à la radicalisation. Non seulement la droite se succède à elle-même, mais elle y parvient en proposant une offre politique plus dure.
Qu'est-ce qui alimente cette tendance?
Quels que soient les mouvements de conjoncture, la droite semble davantage en bénéficier.
Lorsque la conjoncture économique est plutôt bonne, il y a une demande de libéralisation, de dérégulation, à laquelle la gauche n'apparaît pas capable, sauf exception, de répondre de manière convaincante.
La gauche qui s'en sort est une gauche qualifiée de "social-libérale", qui arrive à tenir la droite à distance sur des thèmes dits de société.
On pourrait penser que le contexte de crise économique, dans lequel me semble-t-il on est entrés, serait plus favorable à la gauche, dans la mesure où il va générer une demande de redistribution, mais la droite en profite encore. Elle a su se métamorphoser en mettant davantage l'accent sur une offre de protection identitaire et sécuritaire et, bien sûr, sur la question de l'immigration.
Une des données déterminantes est le vieillissement démographique des sociétés européennes, qui expriment davantage de peurs et d'anxiétés.
Pensez-vous que l'on assiste à l'émergence de nouvelles figures de la droite européenne ?
Gianni Alemanno, à Rome, est typiquement une figure de la droite européenne montante. Cela fait déjà un moment que l'on voit pousser ce type de profil. Il s'inscrit dans une droite classique, rompt avec la référence à une idéologie d'extrême droite, et peut entrer dans un cadre de coalition tout en y important de manière radicale des thèmes comme la sécurité et l'immigration.
Ces figures politiques vont utiliser beaucoup plus efficacement, parce que sans prévention, des thèmes qui font la différence avec la gauche social-démocrate.
Propos recueillis par Patrick Roger
Ecrit par : Article du Monde | 08.05.2008
Il n'y a pas de "tandem libéral-conservateur" en Pologne. Il y a une cohabitation dure entre le président conservateur catholique Lech Kaszincky et le gouvernement libéral de Donald Tusk. Le gouvernement Tusk n'est d'ailleurs pas du tout considéré comme "de droite" en pologne, il serait plutôt à classer au centre ou au centre-gauche. Le seul point commun avec le parti présidentiel est son anti communisme.
cf http://www.swietapolska.com/news/catpolskanews6.html
Ecrit par : Ambrogio Riva | 09.05.2008
En effet cher Ambrogio, vous avez raison comme bien souvent.
Me serai-je laissé entrainer par ce raz de marée... ou bien l'accumulation était-elle suggérée pour renforcer un point de vue ?
Vous savez bien que l'on a le droit de violer l'Histoire à condition de lui faire un beau chti biloute :D
Ecrit par : G2C | 13.05.2008
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