« Démocratie Participative ? | Page d'accueil | L'espoir et le malaise, par Christian Vanneste »

20.05.2008

Polémique autour des nouvelles plaques d'immatriculation

Philippe de Villiers ne veut pas lâcher sa « vieille » plaque d'immatriculation. Il l'a encore fait savoir hier en annonçant que le Conseil général de la Vendée lutterait contre le projet du ministère de l'Intérieur.

« C'est du foutage de gueule ! » Le président du Conseil général de la Vendée ne mâche pas ses mots pour qualifier le projet de nouveau système d'immatriculation des véhicules (SIV) qui doit s'appliquer le 1er janvier 2009. Celui-ci prévoit, à son grand regret, la disparition du numéro des départements sur les plaques minéralogiques.
« Depuis des générations, les plaques minéralogiques sont un moyen pour les petits d'apprendre les départements et de connaître les différents coins de France. » : Photo Cédric Blondeel


« Une manière détournée et hypocrite »

Philippe de Villiers dénonce un projet qui exprime la volonté du gouvernement « de supprimer les départements, cela d'une manière détournée et hypocrite par le biais de la suppression des références départementales sur les routes de France. »

La possibilité d'ajouter en option le numéro de son département sur sa plaque ne représente, selon lui, qu'un coût supplémentaire par rapport aux plaques standards quand ce même numéro « sera illisible à plus d'1,50 m. »

Plus grave à l'entendre, « il y a le projet de transformer des individus en numéros statistiques. On est véritablement dans l'idée de Big Brother ! C'est un piétinement des repères et une uniformisation dangereuse. » Perdre le numéro sur la plaque reviendrait à rompre par ailleurs le dialogue « que je qualifie, poursuit Philippe de Villiers, d'affectif entre les Français. »

Les actions du Conseil général

Le Conseil général de la Vendée a décidé de se mobiliser pour faire barrage au projet. Cela se traduit par quatre mesures. L'assemblée départementale a voté à l'unanimité l'adhésion au collectif « Jamais sans mon département », créé par des parlementaires. « Un collectif, précise Philippe de Villiers, sans étiquette qui dépasse tous les clivages... Nous allons par cette poussée commune augmenter nos chances de faire reculer le ministère de l'Intérieur. »

Il est par ailleurs demandé « aux parlementaires vendéens de se prononcer sur le projet de suppression des numéros de département ». Les communes quant à elles recevront un courrier leur demandant que leur conseil municipal délibère pour demander le retrait du projet et que cette délibération soit envoyée au ministère de l'Intérieur.

Enfin, le Conseil général lance « un appel aux Vendéens pour qu'ils envoient un courrier ou un mail au Premier ministre pour montrer leur adhésion au maintien du numéro de département. »

Le fort ancrage départemental

En fervent défenseur de la Vendée, le président du Conseil général évoque les entreprises qui portent fièrement le mot « Vendée » dans leur dénomination (Cristal Vendée, Déramé Vendée,...). Elles seraient, selon lui, plus de 500 sur le département. Citant également pour l'exemple la marque de vêtements « 4-20-5 » ou encore le bateau PRB qui pour le Vendée Globe porte le numéro « 85 ». Des signes qui ne trompent pas...

Insistant sur l'attachement des Français à leur département, lesquels seraient selon des sondages nationaux, 70 % à vouloir conserver les plaques actuelles, Philippe de Villiers estime que l'ancrage est encore plus fort « dans les départements ruraux ». À l'instar de son département où 90 % des Vendéens tiennent à garder la même formule.

Cédric Blondeel
Presse-Océan
20/05/2008

Commentaires

Votre avis est le bienvenu sur cette question !

Ecrit par : G2C | 20.05.2008

Voici mon avis (s'il s'agissait, entre autres, de moi!) :
je trouve tout ce tintouin dérisoire et complètement stupide.
Tout est bon pour critiquer le gouvernement; mais là, de Villiers ne fait que s'enliser...
Ce n'est pas un mauvais bougre, mais il extrapole complètement.
Franchement, il y a plus important que les plaques d'immatriculation en ce qui concerne l'avenir de la France, non?

Ecrit par : Milanese | 20.05.2008

Pas sur qu'il s'agisse d'une critique systématique du gouvernement... le collectif "jamais sans mon département" regroupe des parlementaires qui sont de gauche ou de droite, et dans ce dernier cas très solidement ancrés dans la Majorité Parlementaire !

Sur le fond, le problème que soulève Villiers n'est pas faux non plus... relions 1984 ! A quand le code barre sur nos fronts ?

Plus pratiquement, aposer le n° du département sur le côté droit (et le logo de la province au dessus ?) me semble un bon compromis, car d'un côté l'économie et la simplification sera certaine, de l'autre on préserve d'identité de nos terroirs.

Donc plutôt favorable à la réforme, dans la mesure où on facilite l'apposition du numéro.

Ecrit par : G2C | 22.05.2008

Je crois qu'on a plus la choix maintenant ,dés que les politiques décident qq chose ils le font sans consulter.maintenant pour conserver mon numero de departement j'ai adopté la solution qui avait été citée chez gonzague: http://www.jaimemondepartement.com/
c'est trés bien pour afficher son departement,super initiative

Ecrit par : gillou | 01.10.2008

Ecrire un commentaire