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23.06.2008

Le Sénat contre les identités régionales

Revoilà l'Arlésienne !

Après le référendum obligatoire pour toute nouvelle adhésion à l'UE, le Sénat vient de supprimer l'amendement constitutionnel reconnaissant l'importance des langues régionales.


Quel dommage, car un symbole reste un symbole. Et celui-ci pouvait considérablement rapprocher les français avec leurs racines.

Le vieux nihilisme jacobin n'est donc toujours pas mort.  

Mais que craignent donc nos représentants ? Une balkanisation de la France, la montée de communautarismes linguistiques, un éclatement fatal du corps social ? 

Pourtant, le Français reste la seule langue, officielle, nationale de notre pays. L'amendement ne visait que les langues régionales, culturellement et historiquement constitutives, à un autre niveau, de notre identité française.

La République a t'elle peur qu'en redonnant plus de libertés aux provinces ceci n'aboutisse à la fin du régime ?

Le Général de Gaulle avait compris que la France, après une période de centralisation forcenée, devait, grâce à une certaine maturité politique, entrer dans une période de plus grande souplesse administrative.

Ce fut la décentralisation.

En attendant un nouvel examen par l'Assemblée, voici un dossier que Brice Hortefeux, Ministre de l'Identité Nationale devrait aborder quand il en aura le temps.

Commentaires

PARIS (AFP)
Les sénateurs socialistes ont déposé une proposition de loi, rendue publique vendredi, visant à inscrire la reconnaissance des langues régionales dans la Constitution.

Cette reconnaissance, ajoutée à la quasi-unanimité par l'Assemblée nationale lors de sa première lecture au projet de réforme des institutions, a été supprimée le 18 juin par la majorité sénatoriale lors du passage de la réforme devant le Sénat.

La proposition de loi du groupe PS ne comporte qu'un seul article, stipulant que le premier alinéa de l'article 2 de la Constitution, "la langue de la République est le français", est complété par les mots: "dans le respect des langues régionales qui font partie de notre patrimoine"

http://fr.news.yahoo.com/afp/20080627/tpl-assemblee-institutions-reforme-langu-ee974b3.html

Ecrit par : G2C | 27.06.2008

Dans le système républicain la décentralisation reste un danger pour la nation, car celle-ci est égalitariste. Il faut un fédérateur historique et au dessus des partis et des régions, autrement la nation s'éclatera en pays ou Landers, mais ha bien y penser cela ne serait pas ceux que veulent nos chers politiciens afin de créer une grande Europe !

Ecrit par : URBVM | 02.07.2008

Quel serait donc votre solution cher "ubvnemeueheu" ?

Pourriez-vous nous en dire plus sur la réinstauration monarchique que vous défendez ? Et avec quel prince?

Et que pensez-vous des pistes suivantes :

Un vrai lifting de la Vème avec la transition vers un régime présidentiel à correctif parlementaire (l'esprit d'arbitrage voulu en 58 contre le régime des partis) ?

La refonte des Assemblées avec de la proportionnelle et en redéfinissant le rôle du CES (légitimité de la loi dans le choix de la représentation nationale) ?

Poursuivre la décentralisation et notamment le volet fiscal ?
("Pouvoir en haut, libertés en bas" selon le mot du Provencal)

Ecrit par : G2C | 24.07.2008

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