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26.06.2008

L'ISF : hérésie économique, injustice fiscale et suicide social

Après les chanteurs, les cuistots : décidément, fait vraiment pas bon être riche en France !

Le "transfert" fiscal direction  Monaco du grand chef Alain Ducasse doit-il nous révolter ? Que diable, cet homme ne devrait-il pas faire preuve d'un peu de patriotisme, de fraternité et de solidarité, lui qui a réussi dans la vie ? Bref, faut-il ficeler le sieur Ducasse comme un pavé de roti et le faire rôtir au doux feu des contributions fiscales et surtout de l'ISF ?
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Car plus que toutes les autres brimades (c'est le mot, quand on vous taxe plus de 50% du revenu), c'est l'ISF qui est aujourd'hui la raison du départ de milliers de familles contribuables, évasion que l'on estime à environ 1 par jour.

En cassant à la racine le mécanisme de production des richesses, on stoppe par la même toute possibilité de répartition ultérieure, associative ou étatique, en faveur des plus démunis.

Dans le contexte de concurrence mondiale que nous vivons, maintenir cet impôt est à la fois une hérésie économique, par l'impossibilité d'un cycle vertueux de la production et de l'investissement et un suicide social. A l'heure de la renaissance du projet européen, le Gouvernement serait bien avisé de regarder par pragmatisme les exemples qui fonctionnent à côté chez nous.

Tous les pays d'Europe ont supprimé cet impôt sur la fortune, y compris l'Espagne sous le gouvernement socialiste de M. Zappatero !

Pire encore. L'ISF se triple d'une injustice fiscale. En effet, aveuglément basé sur le foncier, il ne distingue pas les situations entre les français qui ont hérités, avec des terrains dont la valeur a augmenté mais qui n'ont pas les finances pour entretenir ce patrimoine, et ceux qui ont pu réussir professionellement.

Loin de nous l'idée de vouloir taxer à tout prix ceux qui réussissent et dont les revenus ont permis de devenir propriétaire. Des hommes tel Alain Ducasse -parti de rien à 16 ans- sont des exemples de travail, manuel qui plus est. Quitter son pays n'est jamais chose facile.

Prudent, Nicolas Sarkozy n'avait pas voulu faire exploser cette bombe dogmatique, malgré une écrasante victoire de la droite (la 3ème depuis l'instauration de l'ISF).

Hélas, on constate aujourd'hui que le bouclier fiscal ne constitue qu'un ersatz insuffisant pour les 500 000 contribuables frappés. On parlait de rupture : ayons le courage d'aller au bout des réformes et supprimons tout simplement "l'impôt le plus bête de France" comme le titrait Valeurs Actuelles encore récemment.

Qu'on ne s'abuse pas. Si nous sommes favorables à la libération des énergies productives et au respect du travail de tous, patron comme ouvrier, nous savons que la solidarité nationale ne peut s'exercer qu'à condition que des richesses puissent être créées.

Alors oui à la solidarité nationale. Mais que l'on arrête de prendre les classes moyennes, trop riches pour être exonérées et trop pauvres pour se barrer, pour des pigeons ou des moutons !

Commentaires

L'isf est non seulement un impots economiquement abberant car il coute plus que ce qu'il rapporte,mais en plus il décourage toute creation de richesse :logements ,participation dans projets ect...
Il permet aussi au expatriés de dépenser leur revenus a l'étranger,impots,csg. Impensable avec la guerre économique actuelle.
Au final ce sont aussi les pauvres qui financent ces pertes de richesses dans notre pays.

Ecrit par : codoul | 23.07.2008

Bref, une hérésie économique, injustice fiscale et suicide social ? ;)

Codoul, je ne peux que vous inviter à vous rapprocher de la fédé CNI la plus proche de chez vous !

http://cni.asso.fr/Private/Federations.htm

Ecrit par : G2C | 24.07.2008

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