« Le CNI se réjouit de la libération d'Ingrid Betancourt | Page d'accueil | Ingrid Betancourt libre, n'oublions pas les milliers d'autres otages ! »

03.07.2008

Par suite d'un arrêt de bonne volonté...

Mauvaise Volonté qui vous ferait envie de prendre l'avion plutôt que le train.

Tout à l'heure (vers 17h00),  je suis allé acheter un billet à la SeNeCeFeu direction Montparnasse pour samedi après-midi.

Miracle, toutes les bornes jaunes semblaient fonctionner et après quelques minutes de queue je peux enfin choisir mon trajet, le jour, l'heure, un siège fenêtre, la 2ème classe avant de rentrer ma carte 12/25.

Arrive la douloureuse (52€ siouplé...) et paf ma carte "n'est pas gérée". Adepte du dialogue, de la patience et de la bonne humeur je réessaye donc en vain : ma carte, pourtant théoriquement acceptée, ne se trouve toujours pas gérable.

Sifflotant je me dirige vers les guichets. Deux files se présentent à moi. L'une quasi déserte des départs du jour, l'autre bondé. Après avoir slalomé entre les bandes bleues et franchi la ligne de courtoisie, je demande au brave môssieur, la bedaine et la cinquantaine bien tapée si dans une extrême bonté il pourrait consentir à m'imprimer mon billet d'après-demain à son guichet "départ du jour".

Que pensez-vous ! Sourire goguenard, je me fais renvoyer sur les roses : même s'il n'y a personne depuis 5 minutes, un départ du jour est un départ du jour !

Franchement, vous connaissez beaucoup d'entreprises privées dont les employés se comporteraient ainsi ? Gromelant un "vivement qu'on privatise tout ca" je me rend donc vers l'autre queue, bondée. Au bout de 5 minutes, je vois un, puis deux petits lumignons passer au rouge : guichets fermés.

Certes il ne s'agit pas de tous les employés de ce fleuron du transport français. Mais quand même, y en a qui ont un drôle de sens de la mission de service du public  !

Le courage plus que la force m'abandonnant, j'ai donc remballé ma carte Smiles (j'ten foutrai oui !) direction la maison.

Finalement j'achèterai mon billet sur le net. Quitte à contribuer à la déshumanisation des rapports entre le consommateur et le vendeur,  au profit de la machine...

Et ca m'a donné envie d'aller voir le dernier film de Berling et Timsit "Par suite d'un arrêt de travail".

Y a des jours comme ca...

 

Ecrire un commentaire