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24.07.2008

Passage en force de la réforme constitutionnelle

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Les deux députés membres du CNI, Gilles Bourdouleix et Christian Vanneste, ont voté la révision constitutionnelle.

Pourtant l’un et l’autre s’y étaient opposés en première lecture, dénonçant les imperfections de ce texte. Mais, au Congrès, l’attitude dogmatique de la gauche a politisé à l’extrême le scrutin.

« En faisant bloc contre le texte, non sur le fond mais pour des enjeux politiciens, la gauche a obligé la majorité à se mobiliser faisant du vote une sorte d’article 49-3 présidentiel. Dès lors, le choix était celui d’un soutien à l’action du Président de la République, essentiel à l’heure où celui-ci préside l’Europe. La modification de la Constitution, certes insatisfaisante, ne méritait cependant pas que fut affaiblie, par un rejet, la position de la France» a déclaré le Député-Maire de Cholet et Porte-Parole du CNI, Gilles Bourdouleix

La décision des deux députés du CNI, prise en conscience, aura été décisive dans le résultat final positif.

Communiqué de 22 juillet 2008


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A lire également la réaction de Christian Vanneste :

Après avoir pesé le pour et le contre, et surtout après deux entretiens téléphoniques avec le Président de la République, je m’apprête à voter une réforme de la Constitution que je trouve inutile et qui je l’espère ne sera pas dangereuse.

Je continue à regretter la venue du Président devant le Parlement, le retour des ministres démissionnaires dans leur circonscription, le vote des résolutions, l’élection des députés représentants de l’étranger, surtout l’affaiblissement du 49.3 qui laisse la place à toutes les tentatives d’obstruction.

En revanche, j’approuve le référendum d’initiative populaire issu de l’un de mes amendements, l’augmentation du nombre de commissions et le fait que sera débattu en séance le texte produit par les commissions. Je regrette qu’on n’ait pas établi le régime présidentiel avec une véritable séparation des pouvoirs.

Cela aurait davantage respecté l’esprit de la Vème République que la solution composite qui nous est proposée. Certains par attachement à la lettre de nos institutions ne voteront pas ce texte.

Je souhaite pour ma part que le Président tienne compte à l’avenir des messages de ceux qui, comme moi, tenaient à lui faire part de leur déception mais aussi de leur volonté de réformer notre pays dans la ligne de la campagne présidentielle dont il faut retrouver et le style et les idées fortes.

Christian Vanneste
Député

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