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10.07.2008
Les langues régionales sont bien vivantes!
Dans tous les cas le débat, lui, n'est pas mort !
A peine voté dans la réformette constitutionnelle, le revoici en débat un peu partout, y compris chez le président socialiste du Conseil Régional, monsieur Auxiette.

Et nous tombons (très) partiellement d'accord :
Une langue est une part de l’identité des personnes, une part qui doit être respectée.
L’identité individuelle me semble être nécessairement multiple. Je peux concevoir que dans le contexte mondial actuel, il soit difficile d’affirmer et d’accepter que l’identité est d’abord un phénomène complexe issu de l’histoire de chacun ; c’est pourtant une réalité.
Bravo! Identité, Histoire et histoires... tout semble coller.
Mais si l'on se concentre quelques instants, on s'aperçoit que M. Auxiette développe en réalité une analyse très individualiste de l'identité, qui au final ne peut aboutir qu'à l'éclatement du corps social en lui même.
L'enjeu de la reconnaissance des langues régionales est en effet de favoriser la (re)prise de conscience de l'existence d'une identité nationale commune, en partant du bas avec des cercles concentriques qui englobent progressivement toutes nos communautés de vie.
Bien éloignée des doutes byzanciens, la promotion de l'Identité Nationale est une question fondamentale sur la conception de l'Homme, de son enracinement, de sa place dans la société.
Elle doit passer par la promotion articulée des identités régionales.... et départementales comme le soulignait il y a peu le député Maillé !
Reconnaitre ainsi sur un pied d'égalité toutes les langues du monde, comme voudrait le faire monsieur Auxiette, est dès lors un risque majeur contre lequel je m'oppose véhément.
Il est en effet impensable de mettre sur le même plan d'une part les langues régionales, constitutives de la France, maillon de son territoire et de son Histoire, et d'autre part les langues d'origines, héritages personnelles des personnes devenues par la suite françaises. On s'enfoncerait là dans une dérive communautariste contraire à l'esprit même de la première réforme !













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