05.08.2008
"Magouilles et pressions chez les Jeunes Populaires"
France Soir
05 août 208
La branche jeune de l’UMP doit élire son président. Un poste que les plus hautes instances surveillent de près.
L’enjeu est de taille. Devenir président des Jeunes populaires est un tremplin pour une carrière politique. Mais du côté de l’UMP, le poste est loin d’être anecdotique. Avec une capacité de mobilisation de 40.000 personnes, les « Jeunes pops », comme on les appelle au parti, ne sont pas ignorés par les instances dirigeantes. D’où la pression hier soir, lors de la remise des listes pour l’élection du président qui aura lieu en septembre. Au cœur du conflit : Benjamin Lancar. Le président de l’UMP grandes écoles est accusé d’être « parachuté » par l’Elysée. On a du mal à y croire mais quand on sait que le poste est rémunéré 3.000 euros on se dit que l’UMP doit tout de même surveiller de près les candidats. Malgré cette mauvaise image, Matthieu Guillemin (délégué national pour l’Ouest) avait rejoint « ce nouveau Martinon », comme le nomment ses détracteurs. Pourtant, lors des négociations pour les places au bureau national, Benjamin Lancar n’a pas été très généreux, ne proposant à son partenaire que 3 places sur 22. Du coup, c’est vers Aurore Bergé, la principale challengeuse, que Matthieu Guillemin s’est tourné.
Coup de théâtre
Hier, ils devaient déposer une liste commune. Mais coup de théâtre. Ils auraient été « retenus rue La Boétie », le siège de l’UMP. « Tant qu’ils n’ont pas signé d’accord avec Lancar, ils ne peuvent pas sortir. Aurore m’a appelé en pleurs. On menace de stopper leur carrière politique », explique l’un des bras droits d’Aurore Bergé. Au lieu d’appeler la police pour séquestration, l’équipe de campagne a alors fait jouer ses réseaux au sein des fédérations et des ministères pour tenter de faire pression. « C’est Frédéric Lefebvre qui veut une union. Cela revient à une candidature unique de Lancar car les autres candidats en lice n’ont aucune chance », ajoute un proche de Guillemin. Le porte-parole de l’UMP, Frédéric Lefebvre, dément ces accusations. « Le plus profitable serait que les trois protagonistes trouvent un accord », reconnaît-il. « Mais il n' y a aucune pression. Il y a des ambitions légitimes, mais je les ai rencontrés et je sais qu’ils veulent être le contre-exemple des socialistes : ils veulent afficher une unité lors du campus de septembre. » Du côté des jeunes UMP, hier, on était sans espoir. « Ils vont céder sous la pression, c’est sûr. » A suivre…
17:27 | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
| Tags : jeunes populaires, aurore bergé, matthieu guillemin, benjamin lancar, cnjp, ump, médias |
del.icio.us
|
|
Facebook

















































Commentaires
Dommage... ces élections internes auront fait plus de mal que de bien à l'UMP !
Ecrit par : GC | 03.09.2008
C'est bien triste ce genre de pratiques... en même temps il n'y a plus grand chose à attendre des Jeunes Populaires avec un nouveau président qui proclame la révolution partout.
Mais quand donc la droite arrêtera de courrir après la gauche??!!
Ecrit par : Thibaut | 09.09.2008
Ces pratiques sont traditionnelles à l'UMP. Je m'étais moi-même présenté à l'élection des conseillers nationnaux des jeunes populaires en 2004 dans le Rhône. Mais on m'a mis en demeure de retirer immédiatement ma candidature car, m'a-t'on dit, on ne veut pas qu'il y ait de division. C'est pourquoi il y eut lors de cette élection exactement autant de candidats que de postes à pourvoir, tous les candidats étant en fait choisis par la direction (des jeunes pop du Rhône).
Ecrit par : Stéphane L | 12.09.2008
Ecrire un commentaire