29.10.2008

Contrats aidés : la solution de la facilité

Si l'on peut saluer l'énergie déployée par le Président Sarkozy pour protèger les plus faibles, on peut cependant s'interroger sur la nature des actions entreprises pour sauver le système.

Ainsi, le secrétaire d'Etat aux PME Hervé Novelli : "Il faut veiller à ce que l'intervention légitime, indispensable, des Etats pour éviter l'effondrement (de l'économie) ne se traduise par une présence permanente de l'Etat dans la marche des entreprises".

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Les députés de la majorité ne se sont également guère montrés emballés par les mesures du "plan emploi" annoncées hier par Nicolas Sarkozy. Nombre de députés de la majorité s'avouent "atterrés" par la succession d'annonces faites par le chef de l'Etat. Et s'insurgent d'avoir à commenter des mesures sur le contenu desquelles il n'a pas été tenu compte de leur avis. Lionel Tardy (UMP, Haute-Savoie) s'emporte

"On apprend en sortant de la réunion du groupe ce que le président a annoncé. On n'est là que pour approuver la parole présidentielle. Si c'est ça, la "coproduction", ça ne veut rien dire. Peut-être qu'il serait temps de remettre les choses à l'endroit et de partir des vrais problèmes, ceux qui ne sont abordés nulle part dans les annonces. Les banques, ce n'est pas tout."

Jean-Paul Charié (UMP, Loiret) ajoute :

"Est-ce qu'on éteint l'incendie avec des mesures totalement déconnectées ? Sarkozy ne peut plus continuer à tenir seul les rênes, en ne prenant ses informations qu'auprès d'un petit groupe".

Lionnel Luca (UMP, Alpes-Maritimes) ironise :

"Les contrats aidés, c'est de la morphine. Ça soulage, mais ça ne guérit pas."

Hervé Mariton (UMP, Drôme) relève le volte-face :

"C'est drôle, j'entendais la semaine dernière Xavier Bertrand faire un vigoureux réquisitoire contre les emplois aidés".

Chantal Brunel, porte-parole de l'UMP et membre des "Réformateurs", ne veut voir dans les 100.000 contrats aidés supplémentaires, annoncés mardi par le président de la République à Rethel (Ardennes) et largement financés par les deniers publics, qu'une mesure "conjoncturelle" en attendant la reprise de l'emploi.

Mais certains parlementaires regrettent que la majorité n'ait "pas assez fait" quand la croissance le permettait, l'amertume est "bien antérieure" à la crise.

MM. Luca et Dominati (CNI), par exemple, citent en vrac le maintien de l'Impôt de Solidarité sur la Fortune (ISF) "que l'on aurait dû supprimer", "l'erreur de casting" du Revenu de solidarité active (RSA) "financé par l'impôt", ou "l'effort dérisoire" selon eux consenti dans le cadre de la RGPP (Révision générale des politiques publiques) qui vise à réduire drastiquement la dépense publique.

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