24.11.2008
Pauvre gauche, pauvre France...
Si l'on juge un pays à la tête de ses élites, et donc en partie à celle de ses élus, même d'opposition, alors oui nous pouvons tous dire : pauvre France.
Le messianisme Ségolènien ne sera donc pas passé. Pour quelques minuscules adhésions à 15 balles (l'invention de Jââââck) l'appareil PS a échappé à la Dame du Poitou. Heureusement peut être... vous l'imaginez vraiment, vous, à l'Elysée devant résoudre la crise? Imaginez les atermoiements emprunts d'accents à l'italienne !

Le PS, Parti Soviètoïde, va t'il pour autant éclater ? Ca, on ne sait pas... mais n'en profitons pas pour nous endormir. Si les deux harpies se retrouvent avec la moitié du parti contre elles, cela ne veut pas dire que la gauche en générale va s'effacer.
Nous sommes un peu habitués depuis la mort de Tonton Magouilles. Ce qui n'a pas empêché les socialistes et leurs alliés communistes de rafler nombre d'élections locales, jouant sur les peurs il est vrai.
La question centrale du PS reste celle de savoir s'il est oui ou non un parti réaliste et réformateur. Face à la crise, deux solutions seulement existent : celle de l'extrême-gauche, dont la seule réussite fut la mort de 100 millions de personnes, et qui prône un collectivisme anti-capitaliste et régulateur.
La seconde, c'est le retour au bon sens, à l'économie de la responsabilité : le capitalisme des entrepreneurs, encadré et qui repose sur les richesses crées.
Les premiers se reconnaîtront dans la radicalisation de l'Extrême-Gauche, menée par Besancenot le "sectaire" (selon le mot de Krivine lui même!), et il est à craindre dans les années qui viennent une forte progression des amis de Staline.
Les seconds envisageront une alliance avec le centre, ce qui leur aurait permi de s'imposer en 2007 Mais en 2012 ? Rien n’est sur, et il est difficile de tirer des plans sur la comète. L'alliance tactique avec la gauche du PS pourrait suffir pour reprendre le leadership de l’opposition. Mais serait-ce suffisant pour gagner une élection ?
Espérons que non, et en attendant, laissons aux tribunaux le soin de désigner le premier secrétaire du PS.
Loin des magouilles d'apparatchiks, nous avons des réformes à mener au service des français.
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| Tags : france, ps, royal, aubry, actualité, besancenot, gonzague de chantérac |
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