16.11.2008
Le prix du stationnement augmente en ville
Raison principale avancée par Patrick You, élu en charge du dossier, « l'absence d'augmentation depuis six ans, alors que le service entraîne des dépenses. » Mais au-delà de ce rattrapage jugé nécessaire, même s'il tombe on ne plus mal, en pleine crise annoncée ou réelle, l'augmentation était dictée par la volonté de dissuader toujours un peu plus les voitures ventouse, c'est-à-dire ces voitures qui stationnent et ne bougent pas. Pour Christophe Balligou, président de l'association des Vitrines du centre-ville, ces voitures-là sont une « plaie », « car elles bloquent la rotation des voitures, donc la venue des clients ». À noter également une autre augmentation, celle des tarifs préférentiels des résidants. Inchangé depuis 2005, l'abonnement mensuel va passer de 10 à 11 €.
Pourquoi 0,10 centimes d'euros de plus ?
Là encore, selon la ville, des questions techniques sont à l'origine de cette hausse. Les horodateurs ne sont pas adaptés pour recevoir des pièces inférieures à 0,10 centimes d'euros. L'augmentation ne peut donc être inférieure à ces 10 centimes.

Quels sont les tarifs ?
À partir du 1er janvier 2009, les tarifs sur les parkings sont les suivants : 0,50 € pour 30' ; 0,70 € pour 45' ; 1 € pour 1 heure ; 1,90 € pour 2 heures ; 3,20 € pour 3 heures ; 4,50 € pour 4 heures. Ils s'appliqueront sur les places Napoléon, de la Vendée, de la Résistance, Estienne d'Orves, du Théâtre, de la Vieille-Horloge, François-Mitterrand (de la rue Haxo à la rue Dellile), Albert 1er (de la rue Boileau à la rue Marcellin-Berthelot). À noter que le premier quart d'heure gratuit, « et peu pratiqué dans d'autres villes », remarque Patrick You, reste maintenu. Les tarifs dans les rues sont les suivants : 0,50 € pour 30' ; 0,70 € pour 45' ; 1 € pour 1 heure ; 1,10 € pour 1 heure15 ; 1,30 € pour 1 heure 30 ; 1,60 € pour 2 heures. Un constat : se garer deux heures sur un parking est plus cher que le long d'une rue.
Où sont situées les places payantes ?
Le périmètre du stationnement payant est essentiellement concentré en centre-ville (voire infographie). Quelques « écarts » cependant, comme dans les secteurs de la gare, rue Magenta ou encore rue Poincarré. Au total, la ville offre 1 575 places de stationnement payantes dans les rues.
À cela s'ajoutent 632 places payantes sur des parkings : place de la Résistance (61 places), place de la Vieille-Horloge (23), place Napoléon (189), place du Théâtre (116 places), place de la Vendée (111 places), parking de la gare SNCF (132 places). La ville propose également 618 places de parking couvert (Les halles, avec 198 places et Clemenceau, avec 420 places). Soit un total de 2 825 places payantes. À l'inverse, la ville ne dispose que de 2 680 places gratuites le long des rues.

Quelle place pour la voiture ? « Je suis favorable à la mise à pied du tout voiture à La Roche-sur-Yon. Avec mon équipe, nous partons d'un constat : le stationnement ne doit pas être le pourvoyeur des finances communales mais une dissuasion au stationnement ventouse et une incitation à fréquenter les commerces du centre-ville. »
Ses propositions : « Nous proposons de désenclaver l'accès au centre-ville, en aménageant une zone complètement piétonne de la place de la Vendée jusqu'aux Halles, tout en assurant une accessibilité pour les livraisons et la circulation des riverains par des plots automatiques. En reliant de façon efficace, le centre-ville et les quartiers de la gare, la rue De Gaulle, le quartier du théâtre et les haras. En créant un autre parking souterrain ou aérien de grande capacité en centre-ville connecté aux grandes voies d'accès. En inventant de nouveaux modes de transports urbains (vélos en libre-service, navettes écologiques...). En sécurisant, enfin, le déplacement des piétons et des vélos. »
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| Tags : la roche sur yon, vendée, stationnment, voiture, parking, ouest france, michèle peltan |
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