23.10.2009

IREF : les éoliennes, un danger pour l'homme et la nature ?

"Etre dans le vent, c'est une attitude de feuille morte" écrivait Gustave Thibon.

Pourtant le vent est encore une fois à la une sur ce blog, avec une courte analyse de l'IREF (Institut de Recherche Economique et Fiscale) sur les éoliennes intitulée "Les éoliennes : un danger - très coûteux - pour l’homme et la nature".

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A lire sur le site le site de l'IREF

Commentaires

En effet, construire des éoliennes, et en masse, n'est pas nécéssairement écologique !
Il y a je pense avant tout volonté de générer des emplois comme l'Allemagne le fait, avec 53 milliers emplois (en 2002), contre seulement 5 milliers en France. Mais tout ça ne rime pas du tout avec écologie !

Comme le montre ton article (très intéressant), les éoliennes sont couplées à des centrales thermiques qui envoient du CO2 dans l'atmosphère, et étant donné leurs localisations très arbitraires, ces centrales polluantes risquent d'être très souvent sollicitées.

Cependant, une solution existe pour pallier à ce problème, le procédé dit du château d'eau. En période de surproduction, de l'eau est pompée en hauteur, puis récupérée par des turbines lors des périodes peu productives (ce procédé est déjà utilisé pour stocker le surplus d'énergie nucléaire).

Souvent construites loin des habitations, elles augmentent considérablement le réseau de fils électriques et peut constituer un risque pour la faune (elles sont responsables de la mort d'oiseaux dans les couloirs de migration).

La solution n'est donc pas une implantation à outrance et n'importe où, comme c'est le cas actuellement, ni un bannissement inutile de cette énergie, mais peut-être une installation propre et réfléchie, notamment dans certains lieux urbains, et avec pour rôle de se substituer aux énergies non-propres ou aux panneaux solaires...

Ecrit par : Charly | 23.10.2009

La France est en passe d'être massacrée par des milliers d'aérogénérateurs cautionnés par des élus qui ne veulent pas ouvrir les yeux.
Les arguments de la Fédération Environnement Durable, qui regroupe des dizaines de milliers de personnes, sont basés sur l’analyse que l’éolien industriel en France ne répond pas aux critères du Développement Durable car il s'agit :
- d'une imposture écologique : 20.000 MW soit 12500 éoliennes prévues par le Grenelle de l'environnement augmenteront nos gaz à effet de serre (la production d'électricité éolienne étant incontrôlable, ce sont le nouvelles centrales thermiques de construction qui compenseront leur fonctionnement)
- d'un scandale financier national dépassant 40 milliards d'Euros pour produire des faibles quantités d'électricité. C'est de l'argent public dilapidé pour le profit d'intérêts privés.
C’est une facture de 2, 5 milliard par an si le programme des 20.000 MW du Grenelle est voté soit l'envol de nos factures d'électricité (+ 100 euros par ménage et par an)
- d'un système socialement inacceptable. Celui- ci est opaque, propice à la corruption et aux inégalités. Il engraisse des promoteurs milliardaires en spoliant les particuliers pour le compte d'intérêts privés douteux et il engendre des nuisances nombreuses.
Et tout cela pour des questions de taxes professionnelles dont la pérennité est loin d'être assurée et pour des "rentes" à des propriétaires terriens qui devraient s'inquiéter de la bulle financière éolienne et de la moralité industrielle de certains des promoteurs en qui ils font confiance aveuglément sur 20 ans!
Les élus vont avoir un dur réveil en perspective s’ils continuent à croire les marchands de vents actuels qui font fortune en spéculant sur votre crédulité

J.L. Butré
Pd Fédération Environnement Durable (Fédération Nationale)
http://environnementdurable.net

Ecrit par : Butré | 24.10.2009

Le lien pour l'IREF nous donne "une page non trouvée", dommage!
On ne parle pas de l'évitement de production de GES grâce aux éoliennes? C'est pourtant le cas que ce soit en Allemagne ou en France. Si les éoliennes n'étaient pas présentes, la facture énergétique et environnementale de ces deux pays seraient bien plus importantes (voir le bilan RTE).
Les centrales thermiques compensatrices existent déjà et bizarrement on fait surtout appel à des centrales hydroélectriques qui ont une réactivité plus forte dans le cas d'une coupure soudaine de vent. Or sachez bien que ces coupures soudaines de vents sont rares. Météo France et RTE sont en étroite collaboration pour mettre au point le système de prévision de vent à plus de 24h!!
Bref, si vous vous souciez vraiment de notre environnement, vous seriez en train de promouvoir partout l'éolien, le solaire, la géothermie, et toutes formes des économies d'énergie au lieu de perdre du temps à vous opposer à tout projet environnemental!

Ecrit par : Kent | 02.11.2009

Bonjour,
Voici des commentaires basiques de ceux qui ne connaissent pas le processus de création d'un projet éolien.

L'étude d'impact menée et obligatoire qui sera intégrée, avec l'enquête publique, dans la demande de permis de construire aux Préfectures intègre différents aspects très précis :

- Les relevés avifaune avec modélisation des couloirs de migrations et suivi pluriannels (les associations naturalistes sont d'ailleurs satisfaites des résultats obtenus

Ecrit par : Jérémy | 05.11.2009

S'il était possible de voir la suite de mon message !

Ecrit par : Jérémy | 05.11.2009

@ Kent :

Voici l'article, retrouvé grâce au cache de Google :


L'éolien, un danger pour l'homme et la nature ?

Pourquoi un pays qui exporte 15 % de sa production d’électricité persiste-t-il à construire des milliers d’éoliennes qui enlaidissent son territoire ? Pourquoi payer 3 millions pour une machine dont on n’est pas sûr qu’elle va fonctionner ? Les réponses sont du côté du dogmatisme écologique et de la rentabilité pour les promoteurs de l’opération. Enquête de Nicolas Lecaussin à partir des données fournies par Jean Louis Dutré dans son ouvrage L’imposture des éoliennes (éd. du Toucan, Paris 2009).

Aujourd’hui, 2 000 éoliennes « ornent » les paysages français, demain il y en aura 15 000. Pour quoi faire ? Alors que la France est un exportateur d’énergie produite par des centrales nucléaires à un prix peu élevé, les dirigeants français ont décidé de faire de l’électricité avec du vent. Ce n’est pas si simple et, surtout, c’est bien trop coûteux. Mais ces considérations sont rarement prises en compte dans le débat public, dominé par l’idéologie écologiste. Peu de gens connaissent les conditions dans lesquelles les éoliennes sont construites et installées. Peu de gens savent aussi que ces éoliennes – des « aérogénérateurs » - produisent des gaz à effet de serre et sont en infraction avec le protocole de Kyoto.
D’un côté il y a l’Etat, ses administrations et ses fonctionnaires avec à leur tête l’ADEME (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie), qui milite contre le nucléaire. De l’autre côté, les collectivités locales et les entreprises privées qui ont vu dans cette affaire la possibilité de toucher des subventions conséquentes.
Des deux côtés, on ignore totalement les coûts et le fonctionnement de la machine. Car une éolienne c’est d’abord un socle de béton armé de 1 500 tonnes, d’un mât en acier ou en béton armé de 80 à 110 mètres et d’une nacelle contenant le générateur d’électricité entraîné par une hélice tri-pale. Chaque pale peut atteindre une dimension de 45 mètres et la nacelle pèse plus de 70 tonnes. Le coût complet se situe entre 2 et 3 millions d’euros.

Une éolienne ne sert à rien 76 % du temps

Une éolienne tourne à une vitesse constante de l’ordre d’un tour par seconde mais en bout de pale la vitesse peut atteindre 300 km par heure. Sa puissance électrique varie entre 1,5 à 2,5 mégawatts mais elle dépend entièrement de la puissance du vent. Si le vent ne souffle pas, une éolienne peut ne produire aucun mégawatt pendant 365 jours. C’est à partir d’une vitesse du vent de 15 km/h que l’éolienne produit. Par contre, si la vitesse dépasse 85 km/h, il faut débrancher la machine pour des questions de sécurité. La productivité d’une éolienne est donc totalement aléatoire et à l’auteur de comparer avec une ampoule qui n’éclairerait que… quelques jours par semaine, au hasard. Le problème c’est qu’en moyenne, une éolienne ne sert à rien 76 % du temps. Quelle entreprise privée garderait en fonction un appareil industriel qui ne « travaille » que 24 % du temps. Cette inefficacité engendre un prix de revient tellement élevé que les subventions publiques doivent couler à flots.

Le coût de l’électricité est multiplié par deux

Pour produire la même quantité d’électricité qu’une centrale nucléaire comme Civaux, dans la Vienne, il faudrait plus de 6 500 éoliennes qui seraient installées à une distance de 1 km l’une de l’autre et qui couvriraient 650 000 hectares, soit l’équivalent d’un département français ! Et l’objectif du Grenelle de l’environnement est 25 000 mégawatts produits par des éoliennes, ce qui représenterait 22 000 éoliennes supplémentaires. Le prix d’achat d’une éolienne est estimé à 1 300 euros le kilowatt éolien ce qui veut dire qu’une éolienne coûte entre 2 et 3 millions d’euros : 70 % du prix c’est le coût de la machine, 13 % est représenté par l’électrification du site, 8 % par le génie civil et le levage et 6 % par l’ingénierie. En revanche, on ne connaît pas du tout le coût du démantèlement d’une éolienne : le béton, la structure en acier, etc… Les écologistes, si prompts à nous vanter les mérites de l’énergie du vent, s’en désintéressent totalement.
Aujourd’hui, le tarif de rachat de l’électricité éolienne est fixé à 8,2 euros le kilowatt/h (soit plus de 2 fois le prix normal de l’électricité), ce qui permet aux investisseurs une rentabilité « anormalement » élevée. D’où l’intérêt des promoteurs privés et des propriétaires de terres (dans un bon emplacement de 100 hectares, vous pouvez vous assurer un revenu annuel de plus de 50 000 euros avec seulement 4 éoliennes). On estime à 35 – 40 Mds d’euros le coût de l’investissement direct pour les éoliennes dans les années à venir. EDF est d’ailleurs le premier client des éoliennes. Par une astuce à la charge des consommateurs français, EDF augmente ses factures pour payer l’énergie éolienne : il s’agit de la fameuse CSPE (Contribution au service public de l’électricité) qui se trouve en bas de notre facture. Officiellement, c’est pour aider les zones défavorisées, en réalité, c’est pour financer l’éolien…
Enfin, l’éolienne émet – indirectement – beaucoup de CO2. Comme elle marche par intermittence, il faut combler le manque d’électricité. Alors, ce sont les centrales thermiques qui régulent l’éolien en émettant beaucoup plus de CO2… Ce ne sont que quelques aspects de la tromperie des éoliennes, ce premier grand mensonge du XXIème siècle.


Institut de Recherche Economique et Fiscale

Ecrit par : G2C | 05.11.2009

Cher Kent,

Vous rentrez dans des débats qui deviennent extrêmement complexes et que je ne maitrise pas sur le bout des doigts.

Bien loin de faire des blocages systématiques à tout projet gouvernemental (c'est bien plutôt le rôle de l'opposition !), je suis extrêmement favorable, contrairement à ce que vous indiquez, au développement des énergies propres et renouvelables tel que le solaire (à condition de mettre un coup de boost sur le recyclage du lithium), la géotermie... sans oublier l'hydrogène et le nucléaire.

http://g2c.hautetfort.com/archive/2008/12/29/6eme-forum-mondial-du-developpement-durable.html

Ecrit par : G2C | 05.11.2009

Bonsoir Jérémy,

Je pense que le service de blog n'a pas du enregistré correctement votre message... vous serait-il possible de nous le faire partager ?

Ecrit par : G2C | 05.11.2009

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